Gustave Nadaud,
Théâtre de fantaisie : scènes, saynètes et comédies…
(1879)
“ Et moi, Gros-Jean, comme devant. HENRI. Et tu fais bien. ALFRED. D'ailleurs, j'y pense, si tu as guéri ma femme, j'ai guéri la tienne. HENRI. Et moi ! Je t'ai rendu ton Amélie, si tu as sauvé mon Hortense. ALFRED. Parfaitement juste ! HENRI. Dis donc : ton client a la maladie de ta femme ? ALFRED. Et le tien, celle de la tienne ? HENRI. Si nous troquions nos malades? ALFRED. C'est une idée.; mais elle est mauvaise. HENRI. Pourquoi ? ALFRED. La confiance ne se commande pas. La médecine est une religion; c'est la foi qui sauve. ”
