Vilarme

Définition et enjeux

Portrait de Joseph Marmette Joseph Marmette Le chevalier de Mornac

Je suis bien vengé. Sachez que c’est moi qui ai dénoncé votre fuite à Griffe-d’Ours !
— En ce cas, baron de Vilarme ! cria Mornac, que le dernier mot d’un gentilhomme ajoute à ton titre connu d’assassin celui bien mérité de traître et de lâche ! Maintenant que l’honnête homme t’a flétri, laisse le chrétien qui va mourir prier Dieu de te pardonner tes méfaits comme je te pardonne moi-même.
Vilarme lui montra le poing en signe de défi.
Mornac tourna la tête afin de ne plus voir l’exécrable face du bandit triomphant.
Tout à coup l’expression de la figure du chevalier changea.
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Portrait de Joseph Marmette Joseph Marmette Le chevalier de Mornac

Vilarme contempla un instant cette pâle figure de femme tour à tour éclairée par les lueurs incessantes du feu et les éclairs intermittents du dehors. Il grimaça un sourire de démon. Il bondit sur sa victime, l’enleva, la jeta sur un lit, saisit un oreiller, l’appuya sur le visage de la comtesse et pesa dessus de tout son poids, pour étouffer l’infortunée.
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Portrait de Joseph Marmette Joseph Marmette Le chevalier de Mornac

L’obscurité y aurait été aussi profonde, si le feu du foyer n’eût jeté, de temps à autre, quelques éclairs blafards sur les murs blanchis à la chaux. À ces lueurs intermittentes apparaissaient dans la pénombre deux groupes distincts : près de la fenêtre, Mornac, Jolliet, Joncas, Vilarme et le garçon de ferme, tous armés et prêts à la défense ; au fond, près du feu de l’âtre qui les éclairait à demi, la femme de Joncas et Mme Guillot, à genoux et les mains jointes, et devant elles, Jeanne de Richecourt debout, calme et digne comme Diane, la fière déesse.
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