Flora Tristan,
Pérégrinations d’une paria
“ Tout le monde va à cheval ou à mule. Les ânes ne sont destinés qu’à porter des fardeaux dans les montagnes. Les Indiens emploient les llamas [4] à cet usage. Le llama est la bête de somme des Cordillères ; c’est avec lui que se font tous les transports, et l’Indien s’en sert pour commercer avec les vallées. Ce gracieux animal est très intéressant à étudier. C’est le seul des animaux que l’homme s’est associé, qu’il n’a pu réussir à avilir. Le llama ne se laisse ni battre ni mal mener ; il consent à se rendre utile, mais c’est à condition qu’on l’en prie et non qu’on le lui commande. ”
