Théodore Hannon,
Rimes de joie
(1881)
“ Absinthe, viens à nous dans l’infini des spleens ! Les femmes t’ont nommée « un poison »... Calomnie ! Par toi qui fut tué ? — Le Chagrin. — Sois bénie ! Absinthe, viens à nous dans l’infini des spleens ! La lèvre aimée est fade auprès de ta salive Quand se tord notre langue à ta morsure olive, Absinthe, viens à nous dans l’infini des spleens ! Dans ton sein introublé chantent à voix têtue, Les soupirs, les sanglots et le remords qui tue, Absinthe, viens à nous dans l’infini des spleens ! ”
