Alieni juris

Définition et enjeux

Gaston May Éléments de droit romain, à l'usage des étudiants des Facultés de droit… (1901)

Dans la première figurent toutes les personnes qui ne sont soumises à aucune puissance et qui, étant maîtresses d'elles-mêmes, sont dites sui juris. La seconde comprend les personnes placées sous la potestas d'autrui, quel que soit le nom que porte cette potestas. Par opposition aux personnes sui juris on les appelle personnes alieni juris. Elles se répartissent en quatre groupes correspondant chacun aux quatre formes de la potestas. Ce sont : 1° les esclaves, soumis à la dominica potestas; 2° les enfants et descendants placés sous la patria potestas
Source : Gallica

Charles-Edmond Bodin Plan du cours de droit romain professé à la Faculté de droit de Rennes… (1883)

II. Si les personnes sui juris étaient seules en tutelle ou en curatelle, comment était donc organisée la protection des alieni juris incapables : — 1° A l'origine, aucune de ces personnes ne pouvant avoir de biens personnels, le législateur ne s'était pas occupé de leur protection. — 2° Lorsque le filiusfamilias put avoir des biens propres, la loi en confia l'administration à son paterfamilias. — 3° Il est du reste évident que les causes qui rendaient un sui juris incapable, entraînaient également en principe l'incapacité de l'alieni juris.
Source : Gallica

Albert Wilhelm Le droit romain résumé en tableaux synoptiques… (1882)

S'ils sont alieni juris, la succession constitue le pécule adventice et le père en a l'usufruit; s'ils sont sui juris, Théodose et Valentinien accordent au père l'usufruit d'une part virile.
L'enfant doit, dans le principe, être ingénu ; il est réputé tel si sa mère, affranchie par fidéicommis, n'est accouchée en état d'esclavage que par suite d'un retard de l'héritier. Sous Justinien, l'enfant succède à sa mère dès lors qu'il est libre au moment de l'ouverture de la succession.
Source : Gallica

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