Officier russe

Définition et enjeux

L'Alliance russe, souvenirs et impressions d'un Français en Russie (1893)

Les blessés mêmes, tout ruisselants de sang, se traînent sans pousser un seul cri. C'est là qu'il est beau de voir l'officier russe. Ce simple, ce modeste de tout à l'heure a pris insensiblement des allures de héros. Si la charge approche, si l'ennemi menace d'écraser sa troupe par une attaque à l'arme blanche, il est là, sabre en main, en avant de ses hommes, au point le plus menacé de sa compagnie. Il lance quelques phrases courtes; il crie qu'on va mourir pour la patrie et pour le tsar. A d'autres soldats, il faut parler de victoire.
Source : Gallica

Ossip Lourié La Russie en 1914-1917 (1918)

Il est moins débrouillard, moins mordant que son camarade français ; comme lui, il est brave, endurant, capable de grandes prouesses, mais il s'élève plus rarement jusqu'à l'initiative personnelle : il faut qu'il soit dirigé, môme dans sa prière. Il n'y a rien de plus impressionnant — au point de vue esthétique — que la prière collective d'un régiment russe.
On prétend que le soldat russe est « rudement conduit ». N'exagérons rien. L'officier russe est beaucoup plus humain que l'officier allemand. Le nombre d'officiers démocrates est devenu considérable depuis la guerre russo-japonaise.
Source : Gallica

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