Romain Rolland,
La Foire sur la place
“ Il se consolait avec les mots de Berlioz : « Élevons-nous au-dessus des misères de la vie, et chantons d’une voix légère le gai refrain si connu : Dies iræ... » — Il le chantait parfois, au scandale de ses voisins, stupéfiés de l’entendre s’interrompre au milieu par des éclats de rire. Il menait une vie rigoureusement chaste. Comme dit cet autre, « la carrière d’amant est une carrière d’oisif et de riche ». La misère de Christophe, sa chasse au pain quotidien, sa sobriété excessive, et sa fièvre de création ne lui laissaient ni le temps, ni le goût de songer au plaisir. ”
