Poursuites criminelles

Définition et enjeux

Félix Brayer Guide des aspirants aux fonctions de commissaire de police et d'inspecteur spécial de police des chemins de fer… (1888)

Ainsi, le Code appelle crime l'infraction que les lois punissent d'une peine afflictive ou infamante. D'après l'exposé des motifs du Code pénal, le mot crime désigne les attentats contre la société qui doivent occuper les cours criminelles.
Le délit est l'infraction que les lois punissent d'une peine correctionnelle, c'est-à-dire des infractions moins graves que les crimes et du ressort de la police correctionnelle.
La contravention est l'infraction que les lois punissent d'une peine de simple police.
Source : Gallica

Joseph-Hippolyte de Santo-Domingo Tablettes anglaises, faisant suite aux Tablettes romaines par Santo-Domingo (1825)

Avoir figuré sur le banc des accusés, quoique ç'ait été pour y entendre déclarer solennellement son innocence, est, aux yeux du peuple, une plus grande flétrissure, que d'avoir commis impunément un crime bien avéré ! Epargner, autant que possible, les poursuites judiciaires, puisqu'elles font perdre la considération publique à des individus qui n'ont pas cessé d'y avoir droit, est donc tout-à-la-fois un acte de justice et d'humanité !
Source : Gallica

Alphonse Bérenger De la justice criminelle en France… (1818)

La poursuite et l'instruction des grandes affaires criminelles semblent ne plus appartenir aux magistrats et aux tribunaux ; c'est la police qui s'en saisit, qui ordonne les arrestations, qui interroge, et qui, lorsqu'elle a donné à une procédure la marche convenable à ses desseins, lorsqu'elle ne peut plus, tourmenter utilement les
hommes qu'elle a long-temps privés de leur liberté, les abandonne par lassitude, et seulement alors, les livre à la justice.
Source : Gallica

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