Ver (animal)

Définition et enjeux

Portrait de Edmond Perrier Edmond Perrier Éléments d'histoire naturelle des animaux… (1881)

Si l'on vient à couper l'extrémité postérieure du corps d'un ver de terre, la partie détachée meurt généralement, mais l'animal mutilé ne tarde pas à produire de nouveaux anneaux et à se compléter si bien qu'il ne reste bientôt plus trace de sa blessure. Enlevez la tête d'un autre ver; cette tête elle-même ne tardera pas à se reformer. Dans quelques espèces, les choses vont plus loin. Le ver grandit sans cesse, parce qu'il se forme toujours de nouveaux anneaux à sa partie postérieure.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Histoire d'une bouchée de pain (1867)

Chacun de ces anneaux, les uniques organes du ver, est donc à lui tout seul une petite machine à manger, et en même temps une petite machine à marcher, c'est-àdire un animal complet. Chacun pourrait à la rigueur se suffire à lui-même, et vivre à part; et c'est bien aussi la réalité. Apprenez ici, chère enfant, à ne rien mépriser dans la nature. On foule au pied un ver de terre, et l'on tient là, sous son talon, un petit révélateur dont l'organisation jette le jour le plus inattendu sur un des grands mystères de notre vie à nous.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature