Ministre secrétaire d'État

Définition et enjeux

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Mémoires d’outre-tombe

Il paraît, mon cher ami, que vous allez parler de mon entrée au Conseil sans portefeuille (ministre secrétaire d’État, membre du conseil de vos ministres) . Si l’on fait quelque chose pour moi, l’entrée au Conseil est une réparation qui m’est due, sans quoi on aurait l’air de sanctionner la manière brutale dont j’en ai été écarté ; vous surtout, mon ami, étant là et n’ayant pas même pu prendre mon parti et plaider ma cause.
Une fois ministre secrétaire d’État, on fera de moi ce que l’on voudra pour le meilleur service du Roi ; mais il n’est pas question de cela dans ce moment.
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A Le Balleur Cours résumé de droit administratif… (1884)

Chaque ministre secrétaire d'Etat peut avoir près de lui un sous-secrétaire d'Etat, pris dans le Sénat ou la Chambre des députés. Les sous-secrétaires d'Etat, dont l'institution remonte à l'ordonnance royale du 9 mai 1816, sont des adjoints aux ministres, recevant directement du pouvoir exécutif la délégation d'une partie des attributions ministérielles.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin Questions administratives et financières… (1849)

Les sous-secrétaires d'État sont les tuteurs, et les ministres sont leurs pupilles ; les premiers ont d'autant plus de puissance que les derniers ont toute la responsabilité. Ce système, qui n'aboutit qu'à donner une nouvelle force à l'esprit de bureaucratie, contre lequel la France se débat si péniblement, ne comporte pas, suivant moi, un examen approfondi; il fait jouer au ministre le rôle secondaire, celui d'avocat chargé de défendre les projets et les actes de son sous-secrétaire d'Etat.
Source : Gallica

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