“ « Par ces deux missions d’Angleterre et de Hongrie, dit Lacordaire, Dominique avait achevé de prendre possession de l’Europe. » Il pouvait contempler son œuvre avec complaisance et croire qu’elle était bénie de Dieu. Née péniblement, semblant tout d’abord près d’échouer, la sainte Prédication s’était brusquement développée. Les quarante religieux dispersés à travers le monde après l’assemblée de Prouille avaient fondé, en moins de quatre ans, plus de soixante couvents. ”
Prouille
Définition et enjeux
Citations sur “Prouille”
Philippe Wolff, Le Languedoc et le Rouergue dans le Trésor des chartes (1983)
“ Mandement au sénéchal de Carcassonne (142, no 52, fol. 31 vo) . 2890. — 1392, février. Paris. Rémission en faveur de Jacques, vicomte de Villemur, pour pillage et méfaits divers (142, no 62, fol. 37) . 2891. — 1392, janvier. Paris. Confirmation de la condamnation des religieuses de Prouille au versement de 300 1. t. supplémentaires pour des biens situés à Villasavary, Fanjeaux et dans la région, reçus du dominicain Raimond de Durfort, maître en théologie et prieur de Prouille, et de son neveu, qui les avaient acquis par droit de succession (142, n° 68, fol. 41 à 45) . ”
Abbé Pradier, Saint Dominique, fondateur des Prêcheurs… (1892)
“ Bérenger, archevêque de Narbonne, l'avait précédé dans cette généreuse protection en donnant aux religieuses, quatre mois après leur clôture, l'église Saint-Martin de Limoux, avec tous les revenus qui en dépendaient. Dans la suite, le comte Simon de Montfort et d'autres catholiques de distinction firent de grands dons à Prouille, qui devint une maison florissante et célèbre. Une grâce particulière y sembla toujours attachée : la guerre civile et religieuse, qui éclata bientôt après, n'approcha de ses murs que pour les respecter ”
Abbé Pradier, Saint Dominique, fondateur des Prêcheurs… (1892)
“ Son élévation sur un siège si important causa une joie universelle dans l'Eglise; et lorsque le légat Pierre de Castelnau, qui était gravement malade, en eut connaissance, il se souleva de son lit, les deux mains jointes, pour en remercier Dieu. Foulques ne tarda pas à être l'ami de Dominique et de don Diégo. Il favorisa de tout son pouvoir l'érection du monastère de Prouille, auquel il accorda la jouis- sance, et plus tard la propriété de l'église Sainte-Marie, à côté de laquelle saint Dominique l'avait bâti. ”
Elme-Marie Caro,
Saint Dominique et les Dominicains
(1853)
“ Les religieuses de Prouille seront les mères et les sœurs des dominicains; et la grande famille, unie en Jésus-Christ, s'enorgueillira du même père. Cependant Diégo avait hâte de se consacrer tout entier à l'cèuvre qu'il avait entreprise, de terrasser l'hérésie par la double force de l'exemple et de la prédication. Il voulut retourner dans son diocèse, pour en régler les affaires, peut-être pour s'en démettre. Il repassa donc les Pyrénées, laissant der- rière lui, sur le sillon déjà entr'ouvert, un ouvrier 1 dont les mains bénies répandaient une semence agréable à Dieu. ”
Philippe Wolff, Le Languedoc et le Rouergue dans le Trésor des chartes (1983)
“ Confirmation des droits de Sibinda, veuve de Géraud de Bossonès, bourgeois d'Aigues-Mortes, et de ses enfants, sur le salin de Micocoulles à Peccais (75, sans no [entre 293 et 294] , fol. 164 ; Inventaire, III, 2, no 5824 (sic) . 1400. — 1343, décembre. Paris. Confirmation des acquêts du monastère de Prouille à Villenouvette, Peyrens, Beauteville, Villasavary, Bram, Fanjeaux, Montgaillard, La Cassaigne, Laurac, Villefranche-Lauragais, etc., moyennant 175 li. 6 s. 5 d. tourn. (75, n° 298, fol. 168 ; Inventaire, III, 2, no 5833) . ”
Marcel Proust,
Le Côté de Guermantes
(1920-1921)
“ Un air froid y soufflait vif comme à Combray, mais, au milieu de la terre grasse, humide et campagnarde qui eût pu être au bord de la Vivonne, n’en avait pas moins surgi, exact au rendez-vous comme toute la bande de ses compagnons, un grand poirier blanc qui agitait en souriant et opposait au soleil, comme un rideau de lumière matérialisée et palpable, ses fleurs convulsées par la brise, mais lissées et glacées d’argent par les rayons. ”
Jules Claretie,
Les Femmes de proie. Mademoiselle Cachemire
(1867)
“ De grande taille, l'envergure surprenante, le regard embrassant des lieues entières de terrain, examinant la proie de là-haut, tombant tout à coup et comme la foudre sur le mouton bêlant, puis, les ailes en éventail, toute grandes, regagnant son aire. ”
Ivanhoë Caron, Deux voyages sur le Saint-Maurice
“ Il marche jusqu’au soir, et n’aperçoit pas de chantier. La nuit noire arrive, et le chemin le conduit sur un grand lac. Il marche, et son compagnon de route commence à pleurer et à se lamenter : nous allons coucher dehors, s’écrie-t-il, nous allons mourir de froid. M. Proulx essaie de le consoler, mais un doute poignant s’empare de son propre cœur. Enfin, à une heure après minuit, ils aperçoivent une petite lumière, et ils arrivent à un chantier dont le contremaître est un M. Germain. Alors M. Proulx remercia Dieu de grand cœur ; il était arrivé, bien qu’un peu tard, au poste qu’il cherchait. ”
Ivanhoë Caron, Deux voyages sur le Saint-Maurice
“ Si l’on se trompe, il est probable qu’on couchera dans le bois, à la belle étoile. M. l’abbé Proulx, dans ces circonstances difficiles, comptait sur son ange gardien, et jamais il ne s’est trompé dans son choix. Il lui est arrivé aussi de faire la visite d’un chantier éloigné, et, comme il s’informait des chantiers voisins, de recevoir une réponse comme celle-ci : Il n’y a que deux lieues pour aller au chantier voisin, si vous passez pardessus cette montagne ; si vous faites le tour en voiture, vous avez sept lieues à parcourir. Il montait alors sur ses raquettes, et faisait le trajet à pied. ”
Jules Claretie,
Une femme de proie : scènes de la vie parisienne
(1881)
“ Les oiseaux nocturnes ne sont pas les plus dangereux et je les plains de n'être pas faits pour le lumière. Mais ces oiseaux de proie qui dépèceraient tout un troupeau si on les laissait faire, que n'ai-je des ciseaux pour rogner comme il faut leurs griffes ! Tiens! ajouta Fargeau, j'allais oublier l'aigle: l'oiseau royal des naturalistes, le plus majestueux et aussi le plus féroce des oiseaux de proie, au demeurant assez lâche et vivant de charognes souvent lorsque la proie vivante est dangereuse à conquérir. Eh bien! ne trouvez-vous pas que nos femmes de proie ont aussi leurs aigles ? ”
René Martin, Vertébrés sauvages du département de l'Indre… (1894)
“ Aussitôt qu'une proie volumineuse est capturée, l'animal vient s'accrocher, la tête en bas, à un tronc d'arbre ou à l'entrée de sa demeure et dévore le produit de sa chasse ; si la proie est petite, il ne s'arrête pas et la mange en continuant ses évolutions. ”
Marcel Proust,
Le Temps retrouvé
(1927)
“ Et nos poilus ! je ne peux pas vous dire quelle saveur je trouve en nos poilus, aux petits Parigots, tenez, comme celui qui passe là, avec son air dessalé, sa mine éveillée et drôle. Il m’arrive souvent de les arrêter, de faire un brin de causette avec eux, quelle finesse, quel bon sens ! et les gars de province, comme ils sont amusants et gentils avec leur roulement d’r et leur jargon patoiseur !... ”
Comtesse de Ségur,
Les Petites Filles modèles
(1857)
“ Après dîner, toute la société va se promener. On se dirige vers le potager ; Mme de Fleurville fait admirer une poire d’espèce nouvelle, d’une grosseur et d’une saveur remarquables. Le poirier qui la produisait était tout jeune et n’en avait que quatre. Tout le monde s’extasiait sur la grosseur extraordinaire de ces poires. ”
Jules Claretie,
Une femme de proie : scènes de la vie parisienne
“ Race d'oiseaux de proie qui dissimule sa férocité sous son élégance et se promène au bois, richement parée comme le faucon couronné d'une aigrette sur le poing du fauconnier. Puis, à côté, la famille nombreuse des éperviers, famille intermédiaire, aussi avide, moins civilisée, ne dissimulant rien de ses appétits, dévorant au grand jour la proie convoitée, le butin volé, moins dangereuse quoique plus gourmande, puisqu'elle est moins hypocrite et qu'elle garde dans ses mains liantes, les lambeaux de chair qu'elle a déchirés. ”
Liévin-Bonaventure Proyart,
Sans reproche
(1855)
“ Un jour qu'étant à Joui, je me promenais avec lui dans une allée , appelée l'allée de Provins, il me quitta pour entrer dans le bois, sans que je susse pourquoi. Il fit la mémo chose un autre jour, lorsque nous étions à peu près dans le même endroit, ce qui vue fit soupçonner qu'il pouvait y avoir dans ces absences quelque motif particulier, que je cherchai à pénétrer. Lorsque nous fûmes de retour à l'abbaye, je revins seul sur mes pas; j'entrai dans le bois et m'enfonçai vers l'endroit où je croyais qu'il pouvait avoir été ”
Zénaïde Fleuriot,
Mon sillon
(1872)
“ Croyez-le, Charles, dit Mélite avec bonté; nous tâcherons nous aussi de nous le persuader. A bientôt. — Rapporte un couvert, cria Olivier. Mélite revint sur ses pas. — Non, dit-elle, le couvert de Charles est mis. Aline mangera avec son petit couvert d'étain. Entre nous, nous ne ferons pas tant de façons. Figurez-vous, Charles, que nous pendons la crémaillère aujourd'hui, et que nous nous sommes engagés à ne nous servir que de ce qui était nôtre propriété, à ne rien emprunter. ”
James McPherson LeMoine,
Ornithologie du Canada
“ Quand une proie a frappé sa vue, il s’arrête brusquement, comme un cheval au galop dont on serre tout à coup la bride : il semble noter la place avec exactitude, puis il va se percher sur l’arbre le plus voisin ”
J.-E. Decorde, Dictionnaire du patois du pays de Bray
“ FORIÈRE, extrémité d'une pièce de terre sur laquelle les chevaux tournent à chaque sillon, et qu'on laboure après coup.FORIÈRES, terres en friche le long des chemins, où les bergers mènent paître les moutons. M. A. Le Prevost a trouvé ce mot dans une Charte de HENRI II, en faveur de Bondeville. H.-N. On appelle aussi forières les chemins qui longent les herbages et les séparent des terres en labour. ”
George Sand,
La Filleule
(1853)
“ Ses portions de rose étaient juste de la couleur de l’écume de la vendange, et ses portions vertes de celle de l’olive dans la saumure... ...Quand cette dame s’est retirée, j’ai gravi les rochers pour voir le lever de Procyon. Il monte entre deux fragments de rochers qui sont ici à l’horizon et qui lui font un repoussoir formidable ; il brille perdu dans les profondeurs de l’éther que ce cadre fait reculer. Cela donne, à la vue même, le sentiment de l’infini. Je n’avais jamais vu les étoiles si belles que ce soir. ”
Gustave Macon,
Chantilly : les archives, le cabinet des titres…
(1926-1929)
“ PROIVILLE. — Jean de Brieulles, écuyer, avoue tenir du duc de Bar le gagnage de Prouoiville (Proiville) , la moitié du gagnage de Jupille (possédé avec Jean Bernard) , deux reis de froment sur les terrages de Brieulles, demi-reis de froment et 4 sols de cens à Liny, la maison derrière le moustier de Dun qui fut à Jean de Brieulles, son père, la moitié d'une autre maison à Dun avec Jean Bernard, un gagnage en Poullemance, sept fauchées de pré qui furent à Renard de Lion ; la moitié du tout tenue en douaire par Agnès de Donnevoth (Dannevoux ?) , sa marâtre ”
“ Charles, le voilà. Elle tendit la main vers le fond du grand jardin potager dont la partie inférieure avait été convertie en verger. Debout, appuyé contre le tronc penché d’un pommier, dont la tête ronde et feuillue le préservait du soleil, un jeune homme lisait. Le vieillard le regarda un instant fixement, tristement, et s’assit tout songeur. ”
Georges Cuvier,
Tableau élémentaire de l'histoire naturelle des animaux…
(1797-1798)
“ Ce nom a été étendu à tous les oiseaux de proie diurnes qui ont la tête couverte de plumes, et la base du bec enduite d'une peau molle nommée cire, dans laquelle sont percées les narines. Leurs doigts sont nuds, armés d'ongles très-crochus ; les - deux externes sont unis à leur base par une courte membrane. Leur tête plate en dessus , leurs yeux grands, enfoncés sous un sourcil proéminent, leur donnent une physionomie particulière. La plupart des espèces se nourrissent de proie vivante, plus ou moins considérable , selon leurs forces. ”
Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain… (1873)
“ PROULIEU, commune du canton de Lagnieu. Proulieux. — Paroisse annexe de Saint-Sorlin d'abord sous le vocable de sainte Madeleine, puis de saint Hilaire. — Le 9 janvier 1392, le comte de Savoie céda à Girard de la Fontaine, seigneur de Ruffieu, les hommes liges qu'il avait à Proulieu, pour faire le guet et garde au château. — Le 6 janvier 1743, les chartreux de Portes aliénèrent la justice au premier ressort de ce village, démembrée de leur marquisat de Saint-Sorlin, à François Compagnon de Vareppe, dont la famille en jouit jusqu'à la Révolution. ”
“ Qu’as-tu fait de M. de Saint-Preuil, mon écuyer ? lui demanda-t-il. Mon cheval ! Je veux aller quérir M. de Paris en personne ! ou plutôt, non ! mieux vaut que je reste ici pour surveiller les préparatifs. ”
Jean-Henri Fabre,
Lectures sur la botanique, par J.-Henri Fabre…
(1881)
“ On vous a dit comment l'homme, par les soins les plus assidus, prolongés pendant des siècles, s'était créé ses arbres fruitiers avec quelques végétaux revêches, d'aussi peu de valeur à leur début que le buisson de la haie. Rappelons-nous l'histoire du Poirier. Qu'est-il à l'état sauvage? Un affreux arbuste, hérissé de longs piquants, et dont les petites poires, âpres, pétries de grains de gravier, sont bien le fruit le plus détestable. L'industrie humaine a fini par civiliser ce sauvageon ; elle lui a changé le caractère au point de lui faire produire de grosses poires à chair beurrée. ”
Paul et Victor Margueritte, Revue des Deux Mondes
“ Cet homme encore vert, long, sec, de tournure militaire, nez d’oiseau de proie et cheveux gris, le bras droit amputé sous la manche repliée, c’est le vieux Du Breuil... Cet autre, un solide gaillard avec sa barbe poivre et sel, son air déluré de chasseur et de cavalier, c’est le cousin Maurice, un Réal de Nairve, l’inspecteur des forêts. Celui-là, qui tend la main en souriant, Poncet hésite, cherche dans sa mémoire... Ce masque hardi, hâlé, cette ressemblance... — Tu ne le reconnais pas ? dit le grand-père avec malice. ”
Paul Féval, Les amours de Paris. Tome 2 (1845)
“ C' est faux ! s' écria Nazaire d' une voix tonnante ; – je réponds du Pâlot , moi , moi , entendez -vous !... L' avez - vous jamais rencontré par les rues autrement qu' en blouse ?... Il n' est pas si faraud que toi qui parles , Poiret , – ni que Cachard , – ni que moi ... C' est un brave enfant , un bon ouvrier ... Poiret vous a conté des balivernes comme un étourneau qu' il est , et je parie que le Pâlot n' a jamais eu d' habit noir sur les épaules , ni de gants blancs aux mains ... La porte de l' atelier s' ouvrit . Gaston entra brusquement . – Le voilà ! crièrent dix voix à la fois . ”
François-Marie Luzel,
Contes populaires de Basse-Bretagne
“ Eh bien, si jamais vous arrivez chez le Soleil, demandez-lui aussi, je vous prie, ce qui est cause qu’un poirier que j’ai dans mon jardin est desséché et stérile, d’un côté, tandis que l’autre côté, il produit des fruits, tous les ans. ”
Anonyme, Macaire, chanson de geste
“ J’ai cru, en m’autorisant du provençal, pouvoir maintenir bruisier ; mais mieux vaut peut-être restituer brusler, qui, avec bruïr et ardre ou ardoir, est généralement employé en français au sens de l’italien bruciare. P. 8, v. 27 : la polvere à venter. C’est poudre qui répond exactement à polvere, forme purement italienne : Ardoir en feu et la poudre venter. (Gaydon, p. 20.) Mais poudriere, pouriere, poriere (provençal, polverieyra) se trouve aussi fréquemment que poudre et au même sens. Voyez Gui de Bourgogne, p. 24 et passim ; Gaydon, p. 285 ; Aliscans (Rec. des Anciens poëtes) , p. ”
“ De l’arbre, être collectif, sort l’individu, le fruit détaché, lequel fruit fera un autre arbre. Un poirier, c’est comme une sorte de polypier végétal, dont la poire (libre individu) peut nous donner un poirier. ”
Zénaïde Fleuriot,
Tranquille et Tourbillon
(1898)
“ Mais, avant que M. du Passage eût pu se rendre à cette invitation, le break avait passé rapide comme l'éclair. Tout à coup un petitgarçon se dressa debout sur le banc, puis mit le pied sur la galerie de bois et, prenant son élan, il échappa aux mains d'une vieille paysanne qui l'avait saisi par le pan de sa tunique, et tomba à pieds joints dans la mousse, à dix pas des promeneurs. La vieille paysanne leva les mains au ciel et la voiture, arrivée au tournant, disparut. La baronne s'avança vivement au-devant du petit garçon. ”
Joseph-Émile Poirier, Les arpents de neige
“ Le long des levées de terre, un homme s’avançait, en effet, dans une parfaite insouciance des balles qui abîmaient les troncs d’arbres autour de lui. — Depuis deux heures qu’y marche comme ça des uns ès autres ! s’exclama le vieux François avec admiration. Faut que le bon Dieu le protège, tout de même ! — Sûr ! affirmèrent avec conviction cinq ou six Métis. — Bonjour, frères ! dit le chef en s’approchant. Est-ce que tout va ici suivant vos désirs ? Debout sur le bord de la tranchée, Louis Riel souriait à ses hommes, tandis que, sur la lisière, redoublaient les crépitements de la poudre. ”
