“ Cependant, tout au fond de l’eau, les racines du néflier continuaient à être luisantes et noires comme de belles anguilles bien vivantes. Puis, peu à peu, la souche elle-même, lavée et relavée par les pluies douces du printemps, se débarrassa de sa vase et de ses débris et montra sous le soleil de juin la même teinte de bronze clair que les nèfles mûres. Et voici qu’un jour de plein été, comme Nestin et Nestine arrivaient en courant pour chasser les gamins qui venaient chiper les noisettes, ils restèrent figés de surprise devant le néflier qu’ils croyaient mort. ”
Néflier
Définition et enjeux
Le néflier (Mespilus germanica) est un petit arbre fruitier de la famille des Rosacées, originaire d'Asie Mineure, cultivé pour ses nèfles, fruits qui se consomment crus. Botanistes comme Laurent de Bavay ont décrit son port tortueux et ses exigences en matière de culture, tandis que Marguerite Audoux l’a évoqué dans un cadre littéraire, soulignant son rôle symbolique.
En agriculture, des auteurs comme Gustave Dufour ont mis en avant sa rusticité et ses usages concrets. Ce thème interdisciplinaire mêle botanique, agronomie et imagination, illustrant l’attachement humain à cette espèce résiliente.
Citations sur “néflier”
Gustave Dufour, Culture des arbres fruitiers, par le Bon Dufour… (1865)
“ La nèfle a peu de valeur, mais elle n'est pas à dédaigner. Le néflier se contente des terrains les plus médiocres et des plus mauvaises expositions; et, presque tous les ans, il produit du fruit. On greffe le néflier sur l'épine ou sur le poirier sauvage, soit en fente, soit en écusson ; voy. pag. 9 & 10. Le néflier ne demande aucun soin. Il ne faut pas le tailler ; on enlèverait les fleurs qui ne se développent qu'au bout des branches. ”
“ Choit comme une danseuse aux pieds brûlants et las. Comme un fauve tigré l’air jaunit et s’exalte ; Une nymphe en pierre vit là. Elle a les bras cassés, mais sa force éternelle Empourpre de plaisir ses genoux triomphants ; Le néflier embaume, un jet d’eau est, près d’elle, Secoué d’un rire d’enfant. ”
“ Le Néflier, plus irrégulier encore dans sa végétation que le coignassier, refuse absolument de se soumettre à une forme quelconque. Pour l’empêcher de devenir trop tortueux, on lui donne de bonne heure un tuteur assez solide. ”
“ C’est un arbrisseau à placer dans les lieux agrestes, où la nature du sol refuse à nourrir tout autre arbre fruitier plus précieux. Le genre ne contient qu’une espèce fruitière unique ; c’est le Néflier commun ou des bois ; il a produit plusieurs variétés, entre autres le Néflier à fruit sans noyaux et le Néflier à gros fruit ; ce dernier est le meilleur et le plus recherché. Le Néflier commun ou des bois est de médiocre grandeur. Le tronc, peu volumineux, est tortueux, à rameaux irréguliers, souples, pubescents dans leur jeunesse, d’un brun fauve en vieillissant et ordinairement épineux. ”
Charles Baltet,
Traité de la culture fruitière commerciale et bourgeoise…
(1908)
“ Le Néflier sauvage pousse dans les bois , en plaine ou en montagne , et ne sympathise guère avec les terrains arides ou marécageux ; mais le Néflier cultivé , étant généralement greffé sur Aubépine ou sur Cognassier , se plaît dans toutes les terres de jardin . Le climat de l' Europe centrale est le sien ; toutes les situations lui sont bonnes ; en général , sa floraison redoute les courants frais et les endroits « étouffés ». ”
Henri Jean Antoine Rodet, Botanique agricole et médicale… (1872)
“ Calice cotonneux. Fruit assez gros et d'un brun rougeâtré. Floraison d'avril à mai. Le Néflier d'Allemagne, ou Néflier commun, vient naturellement dans les bois et dans les haies. Mais on le cultive en vue de ses fruits, connus de tout le monde sous le nom de nèfles, et qui, d'abord charnus et acerbes, deviennent pulpeux et sucrés par un commencement de fermentation. On les regarde comme astringents, et dans la médecine populaire on en fait quelquefois usage contre la diarrhée. ”
Stanislas Meunier,
Flore pittoresque de la France…
(1886)
“ Néflier d'Allemagne (Mespilus Germanica) , vulgairement Néflier (Pl. 20, fig. 120, a b) , arbrisseau à rameaux tortueux, épineux, à feuilles lancéolées, cotonneuses inférieurement; fleurs solitaires, terminales, sessiles, au centre des fascicules de feuilles qui terminent les ramuscules. Fruit (nèfle ou mesle) gros, d'un brun rougeâtre, charnu, acerbe, devient pulpeux et sucré par le blettissement. Genre CYDONIA (Coignassier) : calice à 5 divisions foliacées, dentées ; 5 pétales arrondis ; étamines dressées ; 5 styles ; ovaire à 5 loges multiovulées ”
Georges Bellair, Les arbres fruitiers... (1891)
“ Variétés. — On en cultive deux : 1° Le Néflier commun, dont les fruits sont moyens ; 2° Le Néflier à gros fruits. CULTURE Conditions de milieu. — Nous pourrions répéter ici ce que nous avons dit du cognassier. Pourtant, quant au climat, le néflier diffère ; il se comporte mieux sous ceux du centre et du nord de la France que sous celui du midi. Multiplication. — C'est par marcottage et greffage que l'on propage le néflier. Rarement le marcottage est usité. On a plus souvent recours à l'écussonnage, qui se pratique-à oeil dormant, en juillet, sur aubépine, cognassier ou poirier. ”
A. Dastre, Revue des Deux Mondes
“ C’est un arbre très vieux, plus que centenaire, provenant d’un rameau de néflier greffé sur l’aubépine et qui présente une branche dont les caractères de feuillage, de floraison et de fructification sont intermédiaires entre ceux de l’épine et du néflier. ”
Gabriel-Marie, Eléments de botanique, comprenant l'organographie… (1898)
“ Le Néflier (Mespilus germanica) , qui croit çà et là dans les haies, a des fleurs grandes et solitaires. Le fruit (fig. 160) , couronné par les divisions du calice, est à cinq loges à parois osseuses ; il n'est comestible que lorsqu'il a subi la fermentation sucrée. ”
Georges Bellair, Les arbres fruitiers... (1891)
“ CHAPITRE III FRUITS DRUPACÉS A PLUSIEURS NOYAUX ARTICLE PREMIER. — Le Néflier Partie comestible. — PORTION EXTERNE DU PÉRICARPE A B JPig. 97. — Néflier. À, Fruit entier, B. coupé longitudinalement. Description. Historique. — Le néflier est un arbuste à port buissonnant, baut de deux ou trois mètres ; il fait encore partie de la grande famille des rosacées ; ses feuilles, ovales, acuminées, sont courtement pétiolées ; ses fleurs, blanches, soli- taires, s'épanouissent à l'extrémité des jeunes rameaux. ”
Henri Coupin, Les plantes originales (1904)
“ Les fruits sont des nèfles, mais ils sont assez petits et aplatis. Comme on le voit, tous ces caractères sont tout à fait intermédiaires entre l'épine blanche et le néflier. Les rameaux sont épineux comme ceux de l'épine ; les fleurs sont disposées en corymbe comme celles de l'épine et elles ont la forme et la couleur de celles du néflier, bien qu'elles ne soient pas solitaires comme dans le greffon. Enfin, les fruits, quoique modifiés, sont des nèfles. Sur ces mêmes branches, il s'est développé un autre rameau qui a un feuillage intermédiaire entre le néflier et l'épine ”
Ferdinand Faideau, Histoire naturelle illustrée : les plantes (1922)
“ La nèfle, fruit du Néflier, est, en somme, un fruit très voisin. Il y a une dépression plus accusée à sa partie supérieure, et on y voit des traces desséchées de toutes les parties de la fleur : calice, étamines et styles ; cela indique bien que l’ovaire était infère et le calice très développé. La chair a une consistance particulière : elle est molle, et on dit que le fruit est blet; à l’intérieur de cette pulpe se trouvent des noyaux, ou osselets, de consistance ligneuse et très dure. ”
Alfred Didier, Les merveilles des champs (1895)
“ Cet arbre se multiplie par greffes faites sur l'aubépine, l'azérolier, le cognassier et le poirier. Les nèfles se récoltent vers la fin d'octobre. Par la culture, on a obtenu quatre variétés de néfliers : le néflier à gros fruits, la meilleure variété; le néflier à fruits monstrueux, le néflier précoce et le néflier sans noyau. Le fruit ne peut être consommé à l'état frais, à cause de sa saveur très âpre ; il est nécessaire d'attendre qu'il blessisse. Le noisetier est un arbre assez robuste dans la région du Nord, mais le climat moyen de la France lui convient mieux. ”
Henri-Louis Duhamel Du Monceau, Nouveau traité des arbres fruitiers… (1850)
“ La saveur assez agréable, quoiqu'un peu fade, des fruits du Néflier, connus sous le nom de Nèfles, a déterminé à en essayer la culture, qui ne pouvait être bien pénible pour un arbre naturel à nos climats. Livré aux soins des cultivateurs , il a pris une forme moins agreste, et a fourni plusieurs variétés, à la vérité peu importantes, mais qu'il n'est pas inutile de faire connaître. ”
Émile-Auguste Boutineau, La Khroumirie et sa colonisation… (1892)
“ Cognassier. - Très répandu chez les Arabes, et bien qu'ils ne lui donnent aucun soin, il produit d'assez beaux fruits. Néflier commun. — Le néflier commun est fort rare, on en trouve quelques échantillons à Aïn-Draham, dans les jardins militaires; il pousse bien et produit de belles nèfles. Cet arbre serait à développer à Aïn-Draham, où le climat paraît lui convenir. — Croît à peu près a toutes les Néflier dit Japon ou Bibacier. — Croît à peu près à toutes les altitudes, mais ses fruits ont peine à se développer et à mûrir à Aïn-Draham. ”
Jean-Augustin Barral,
Dictionnaire d'agriculture : encyclopédie agricole complète…
(1886-1892)
“ Palmier à tige simple. 699) , comme on l'observe dans l'Argoussier commun (Hippophae rhamnoides) , ou plus communément les bourgeons axillaires, ce que nous montre le Néflier sauvage. Une culture soignée, aidée d'une nourriture abondante, peut souvent faire cesser ce genre de métamorphoses; chacun sait que le Néflier de nos vergers est un arbre parfaitement inerme. ”
Lucien Daniel, La question phylloxérique, le greffage et la crise viticole… (1908-1911)
“ Tandis que le Néflier hybride voisin du Néflier ordinaire donne des nèfles à peu près normales, quoique plus petites et à calice à 5,' 4 ou 3 divisions suivant les cas, la forme voisine de l'Épine blanche donne de petits fruits de taille voisine des fruits normaux d'Épine blanche, mais ces fruits ont l'épiderme de la couleur de la nèfle. Quelquefois, à maturité, une teinte rosée se montre sur les parties exposées à la lumière, mais cette coloration est assez rare. ”
Henri-Louis Duhamel Du Monceau, Nouveau traité des arbres fruitiers… (1850)
“ Il commence a se conserver en pleine terre, et nous donne l'espoir qu'avec le tems il pourra se naturaliser, au moins dans nos départemens méridionaux. La plupart des autres Néfliers nous viennent de l'Amérique septentrionale : ils approchent presque de la grandeur de nos arbres fruitiers ; leurs fruits, d'un rouge éclatant, font la décoration de nos bosquets d'automne : on pourrait s'en nourrir aussi bien que de ceux du Néflier commun, s'ils étaient plus gros, plus charnus. Peut-être l'art pourrat-il parvenir un jour a les rendre plus savoureux, plus pulpeux. ”
Laurent de Bavay, Néflier cultivé à gros fruit
“ Les grosses nèfles mûrissent plus difficilement que les petites : pour hâter et régulariser leur maturité, on les roule dans un drap, ce qui les rend blettes également à la surface et à l’intérieur ; autrement, celui-ci est mûr quand le pourtour est encore vert. Cette variété, qui se cultive comme le Néflier commun, n’est guère plus difficile sur l’exposition et la nature du terrain, et ne demande aucun soin particulier. ”
Jules Pizzetta, Dictionnaire populaire illustré d'histoire naturelle… (1905)
“ Genre de plantes de la famille des Rosacées, tribu des Pirêes. Les Néfliers sont des arbres de petite taille, indigènes des parties moyennes et septentrionales de l'Europe; à l'état sauvage, ils sont garnis d'épines qu'ils perdent par la culture; leurs feuilles sont alternes, dentées, stipulées; leurs fleurs, grandes et solitaires, sont accompagnées de bractées persistantes, à cinq pétales ; le fruit est une pomme à osselets, couronnée par les dents du calice. Beaucoup de ces végétaux décorent les jardins paysagers. Leur feuillage conserve toute sa fraîcheur durant les ardeurs de l'été ”
Léon Pardé, Les feuillus... (1943)
“ Eriobotrya japonica Lindl., de la Chine et du Japon, 4 à 6 mètres, à très grandes fe. persistantes, à fl. blanches, odorantes, est très cultivé dans le Midi de la France et le nord de l’Afrique, pour son fr. comestible, appelé nèfle du Japon; il n’est pas rustique dans le Nord; il a cependant fructifié à Blois. Mespilus germanica L., Néflier, est disséminé dans les haies et bois d’une partie de la France; 6 à 7 mètres; rameaux inermes ou épineux; fe. caduques, alternes, simples; fl. solitaires, grandes, blanches ”
Henri-Louis Duhamel Du Monceau, Nouveau traité des arbres fruitiers… (1850)
“ Il produit par la culture quelques variétés intéressantes. Les Néfliers, considérés dans leurs rapports avec les autres êtres de la nature, sont, aux yeux du philosophe, d'un bien plus grand intérêt que celui d'entrer dans nos bosquets comme arbres d'ornement : la plupart conservent leurs fruits pendant tout l'automne et même une partie de l'hiver, dans une saison où la terre, frappée de stérilité, semble ne plus offrir aucune ressource à ces oiseaux nombreux qui ne se nourrissent que de fruits. ”
Henri Bernardin de Saint-Pierre, Oeuvres choisies de Bernardin de Saint-Pierre (1836)
“ D'abord les buissons donnent leurs fleurs ; les chèvrefeuilles déroulent leur tendre verdure ; l'aubépine parfumée se couronne de nombreux bouquets; les ronces laissent pendre leurs grappes d'un bleu mourant ; les merisiers sauvages embaument les airs, et semblent couverts de neige au milieu du printemps ; les néfliers en tr'ouvrent leurs larges fleurs aux extrémités d'un rameau cotonneux ; les ormes donnent leurs fruits ; les hêtres développent leurs superbes feuillages; et enfin le chêne majestueux se couvre le dernier de ses feuilles épaisses, qui doivent résister à l'hiver. ”
Edmond Rostand,
Les Musardises
“ Les nénuphars berçant leur soucoupe indolente. D'autres n'ont encor pu qu'atteindre le niveau...Et ce sont eux surtout que, poète, on caresse,Qu'on laisse à fleur d'esprit flotter avec paresse,Comme les nénuphars qui pointent à fleur d'eau. Mais je sens la poussée en moi, vivace et sourde,D'autres pensers germés mystérieusement,Qui montent en secret vers leur achèvement,Comme les nénuphars qui dorment sous l'eau lourde. III LES PAPILLONSEn Mai, quand les brises roucoulent,Quand fleurissent toutes les fleurs,Les papillons sont grands buveurs:Les petits papillons se soûlent. ”
Ernest Candèze,
La Gileppe, les infortunes d'une population d'insectes
(1879)
“ La pluie, la neige et le vent y font rage tour à tour. Malheur alors à celui qui s'y égare, surtout pendant la nuit. De perfides fondrières, dissimulées par une couche d'herbes fragile et trompeuse, l'engloutissent et le font disparaître à jamais. ”
Jean-Henri Fabre,
Lectures sur la botanique, par J.-Henri Fabre…
(1881)
“ LXVII La végétation sur la limite des neiges éternelles. La ligne de démarcation des neiges éternelles indique partout un horizon où la vie vient s'éteindre. Et cependant, que de luttes ont lieu encore, dans ces régions glacées, entre la vie et la mort! Des animaux s'égarent sur les glaces, des oiseaux planent au-dessus de ces déserts de neige et de ces affreuses solitudes, où l'insecte, entraîné par un courant mortel, tombe bientôt sans puissance et sans vie. ”
Édouard Rod,
Palmyre Veulard
(1881)
“ Un instant, elle écouta un papillon de nuit bruire dans la chambre ; puis, l'insecte s'étant brûlé les ailes et le silence recommençant, scandé par les tic tac de la pendule qui lui semblaient plus forts, elle rouvrit la fenêtre. La clarté de la lune coupait l'obscurité d'un rayon de blancheur mystérieuse. Les arbres, dont les silhouettes avaient des balancements sinistres, gémissaient, agités par un vent faible; et, à intervalles irréguliers, leurs murmures plus forts ressemblaient à de gros sanglots. ”
Émile Verhaeren,
Les Heures du soir
“ Arrive ou disparaît, dans l’ombre ou la lumière. Un nid, qui se disjoint au bord moussu d’un toit Et que le vent saccage, emplit l’esprit d’effroi. Un insecte qui mord le cœur des fleurs trémières Épouvante tout est crainte, tout est espoir. ”
Émile Blanchard,
Histoire des insectes : traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturels…
(1845)
“ Leurs organes respiratoires externes sont nuls ou cachés sous le thorax. Les Némoures, dans leurs premiers états, offrent une grande ressemblance avec les Éphémères; cependant leurs longues antennes leur donnent un aspect particulier. A l'état parfait, ces Névroptères voltigent au bord des eaux, et se posent sur les plantes, les buissons. les pierres. On en connaît peu d'espèces ; le type, la Némoure nébuleuse (N. nebulosa, Lin.) ,qui est d'un brun noirâtre, avec les ailes antérieures d'un gris cendré , traversées par des bandes blanchâtres, est commune dans la plus grande partie de l'Europe. ”
Gaston Bonnier,
Les Nectaires, étude critique, anatomique et physiologique
(1879)
“ Si une fleur striée n'a pas de nectar, par exemple, au lieu d'en conclure que les stries ne sont pas faites pour guider les insectes vers un nectaire qui n'existe pas, ils supposent que la fleur a gardé la trace d'un premier état nectarifère. ”
“ Ses longs voiles bercés mollement par les eaux ; Les saules frissonnants pleurent sur son épaule, Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux. Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle ; Elle éveille parfois, dans un aune qui dort, Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile. ”
