J.-M. Guardia, Revue des Deux Mondes
“ On songe au mythique jardin des Hespérides en traversant l’immense plaine où des milliers d’orangers poussent en plein champ, abreuvés nuit et jour par mille canaux qui sillonnent cette terre grasse, d’un rouge sombre et toujours altérée. Ces arbres délicats restent petits ; si on les laissait grandir, étant plus exposés au vent, ils produiraient moins de fruits. Le voyageur, un peu désappointé, se résigne à contempler cette vaste pépinière, un peu monotone, au lieu de la forêt enchantée de ses rêves. L’utile ne va pas toujours avec le beau. ”
