Palais Pitti

Définition et enjeux

Marcel Triaire Bianca Capello, grande duchesse de Toscane (1949)

La ville entière, tendue de draperies et de guirlandes de verdure, claquait d'oriflammes multicolores. Et le palais Pitti lui-même renonçait à son austérité pour prendre un air de grâce inaccoutumé.
De riches banderoles de couleurs éclatantes, des tapis, de grands pans de soie portant brodé le blason des Médicis accoté aux armes d'Autriche pendaient aux fenêtres, aux terrasses et, flottant au vent, mettaient de vives flammes sur sa
sombre façade.
Source : Gallica

Portrait de Émile Gebhart Émile Gebhart De l'Italie : essais de critique et d'histoire (1876)

Dans la Pietà du palais Pitti, dont les personnages, savamment disposés, ont une attitude si paisible, un visage si profondément recueilli, on voit luire l'espoir de la résurrection, que semble prête à fêter elle-même la nature, le radieux paysage qui finit le tableau avec ses palais, ses bouquets d'arbres, son fleuve aux eaux transparentes, et ses collines lointaines dont les cimes, baignées de lumière, s'évanouissent dans le bleu du ciel.
Source : Gallica

Joseph Louis Théodore Moyne Italie : guide du jeune voyageur… (1878)

Si, au dehors, simples et fortifiés, ils respirent la guerre, ils reflètent au dedans toute la gloire du siècle des Médicis. Le dehors est menaçant, l'intérieur fastueux : c'est toute la vie des nobles florentins au moyen-âge, expliquée par leurs palais.
Le palais Pitti, le plus vaste et le plus imposant de tous, frappe les regards plus qu'aucune autre résidence royale que je connaisse. Sa façade, tout à bossages, se développe sur une longueur de quatre-vingt-dix toises, comme une vaste fortification construite avec des rochers entassés par les géants.
Source : Gallica

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