Pierre Boucher

Définition et enjeux

Léo-Paul Desrosiers,  Les Opiniâtres

“ Lourd, avec son physique d’homme solide qui n’a jamais connu la maladie, Pierre Boucher pensait lentement, mais avec une étrange souplesse ; il ressemblait au bûcheron en forêt, habile à distinguer d’une première vue tout empêchement : souches, corps morts, marais, chablis.
— Le petit train train des scalps et des supplices n’émeut plus personne, disait-il ; rien à entreprendre sans une forte commotion.
— Oui, je vois bien, le remède ne proviendra que de l’extrême mal.
— Mais oui, justement, répondait Pierre Boucher ; l’affamé ne reçoit du pain qu’à la veille de mourir.
”
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Portrait de Louis Gillet Louis Gillet,  La peinture au Musée du Louvre…

“ Désinvolture, éclat de la touche et du ton, miroitement voluptueux, nacre de l'épiderme, pulpe et moiteur des chairs, profusion d'idées, art inépuisable de jeter dans l'espace des corps dans toutes les attitudes, de former dans les nuages des grappes et des guirlandes de déesses et d'amours, de répandre sur le tout une espèce de rayonnement, Boucher n'a pas son égal pour cela, même au pays de Bacciccio, de Luca Giordano et de Pierre de Cortone. ”
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Sulte Benjamin Sulte,  Histoire des Canadiens-français…

“ Vers 1660, les ravages des Iroquois autour de Québec empêchaient les habitants de faire les récoltes. Il paraîtrait que l’on était plus heureux aux Trois-Rivières, malgré les massacres qui s’y commettaient, puisque M. Pierre Boucher est mentionné pour avoir porté du blé à Québec (avril 1660) au compte des jésuites, lesquels, ne voulant point profiter de la misère du pays, le vendirent « au prix ordinaire du passé, savoir : cinq livres, quoique pour lors il se vendît six, sept et huit livres ». ”
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