Dos d'âne

Définition et enjeux

Jean de Pontevès de Sabran Notes de voyage d'un hussard, un raid en Asie… (1890)

C'est une sorte de dos d'âne monstrueux en granit très clair, nu et glissant, se brusquant vers le nord en un talus d'à peine 150 mètres, mais tellement à pic que nous sommes obligés de le descendre assis et avec mille précautions.
Nos serviteurs ne peuvent arriver à déterminer nos animaux à nous imiter. Ces intelligentes bêles refusent énergiquement de marcher à la mort.
Source : Gallica

Charles-Alexandre Piétrement Les origines du cheval domestique d'après la paléontologie… (1870)

Tel un âne, aux pieds lents, entre dans un champ de blé, malgré les enfants qui le gardent; ils accourent, ils brisent sur son dos leurs bâtons; mais il ne cesse pas de paître, car leurs mains sont débiles; et à peine leur cède-t-il lorsqu'il est rassasié : ainsi le fils de Télamon est assailli sans relâche par les fiers Troyens et leurs auxiliaires. D (Iliade, chant XI, page 158.) Mais ce n'est véritablement que dans le sud-ouest de l'Asie et dans le nord-est de l'Afrique qu'on rencontre des preuves de la très-grande antiquité de l'existence de l'âne à l'état domestique.
Source : Gallica

Anatole Bordot Le Buffon illustré, à l'usage de la jeunesse… (1883)

L'âne diffère du cheval par une tête plus grosse, par des oreilles plus longues, par une queue garnie de poils à son extrémité seulement, par des épaules moins larges et traversées, chez le mâle, par une ligne noire qui se croise avec une autre ligne de même couleur tracée le long du dos, par un dos plus tranchant, par une croupe moins carrée, enfin par son braiement. Il vit de quinze à seize ans dans notre pays. Sobre, apte au travail, sûr à la marche, il se rend très utile à l'homme, qui malheureusement ne reconnaît presque toujours ses services qu'en l'accablant de mauvais traitements.
Source : Gallica

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