Littérature romaine

Définition et enjeux

Louis-Aimé Martin,  Plan d’une bibliothèque universelle

“ Moins variée, moins ondoyante, moins riche en éléments créateurs que la littérature grecque, la littérature romaine possède quelque chose de grave et de fort qui se retrouve même chez Perse, chez Juvénal, chez Velleius, sévèrement jugés par nous.
Pendant que la civilisation intellectuelle de Rome se forme, se développe et meurt, la flamme du génie grec renaît encore une fois de ses cendres ; faible souvenir ; ombre légère de l’antique beauté, de la création première, du feu céleste évanoui.
”
Source : Wikisource

Portrait de Guglielmo Ferrero Guglielmo Ferrero,  Revue des Deux Mondes

“ Car la grande littérature latine ne fut pas une distraction de riches seigneurs oisifs et curieux ; mais l’organe le plus noble de la puissance romaine, le véhicule élégant qui propagea à la fois la connaissance de la langue latine, le goût des belles-lettres et les doctrines morales et politiques auxquelles l’aristocratie romaine croyait, chez les nouvelles élites qui de génération en génération se formaient dans les provinces de l’Occident et en Afrique, émergeant de la confuse égalité des vaincus. ”
Source : Wikisource

Jacques Daniel,  Choix de lectures en prose et en vers… (1860)

“ Faute d'y recourir on viole leurs lois, Témoin nous que punit la romaine avarice.
Rome est, par nos forfaits plus que par ses exploits, L'instrument de notre supplice.
Craignez, Romains, craignez que le ciel, quelque jour, Ne transporte chez vous les pleurs et la misère; En mettant en nos mains, par un juste retour, Les armes dont se sert sa vengeance sévère, Il ne vous fasse en sa colère, Nos esclaves à votre tour.
Et pourquoi sommes-nous les vôtres? Qu'on me dise En quoi vous valez mieux que cent peuples divers.
Quel droit vous a rendus maîtres de l'univers?
”
Source : Gallica

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