Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ La terre avec ses eaux, que nous avons gardées parfois miraculeuses, avec le majestueux glissement de ses fleuves, le chant de ses ruisseaux tressautant aux joyeux cailloux de la rive. La terre avec ses entassements de montagnes neigeuses qui sont d’anciennes tempêtes figées. La terre avec le déchaînement de vie universelle qui nous apporte toutes gammes de vies, de la fleur à l’oiseau, du lichen à l’éléphant. Comment, dans cette universelle débauche de puissances, ne manquerait-il à notre frémissante planète, en sa jeune envolée, que la grâce, trop souvent cruelle, de ses Dieux ? ”
