Eddy Lévis, Flèches perdues (1898)
“ L'aube vient de paraître au bout de l'horizon. Mignonne, lève-toi, puisque l'aube se lève! Laisse la nuit s'enfuir, laisse mourir ton rêve Dans la réalité du matinal frisson : L'aube vient de paraître au bout de l'horizon ! La paix est chaste et douce, on entend les oiselles Lustrer, au fond des nids, leurs frêles plumes d'or; Mignonne, lève-toi, puisque plus rien ne dort ; Ouvre, avec le soleil, tes vibrantes prunelles; La paix est chaste et douce, on entend les oiselles! ”
