Temple d'Apollon

Définition et enjeux

Portrait de Lerminier Lerminier Revue des Deux Mondes

Les ruines du temple d’Apollon sont entières ; il faut en admirer la magnificence et, pour ainsi dire, la fraîcheur : on dirait qu’un tremblement de terre a bouleversé le temple, et que cette catastrophe date d’hier, ou plutôt on pense y reconnaître la main de l’homme. Le maréchal croit pouvoir assigner la ruine du temple de Milet à l’époque où Constantin, dans son zèle barbare pour la religion chrétienne, ordonna la destruction de tous les temples du paganisme. Les passions de l’homme n’ont pas moins de puissance que le temps, pour renverser ce qui est debout.
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P. Scudo Revue des Deux Mondes

Parmi les curiosités et les fantaisies coûteuses que renferme ce beau jardin, où l’inspiration allemande a combiné les divers élémens qui composaient l’idéal des classes supérieures, un mélange de ressouvenirs de l’antiquité, d’imitation de l’art étranger et de sentimentalité bourgeoise, il faut signaler le temple d’Apollon, placé sur un rocher de quinze pieds de haut, soutenu par douze colonnes de style ionien, où l’on voit le dieu du jour et de l’harmonie debout, tenant une lyre dont il effleure les cordes de la main gauche, comme pour prouver que rien n’est impossible à un dieu.
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Institut français d'études anatoliennes Anatolie antique : fouilles françaises en Turquie… (1989)

Après l'époque hellénistique et le début de l'Empire, représentés surtout aux abords de la voie sacrée, le IIe siècle ap. J.-C. voit l'édification du temple d'Artémis accompagnée d'un important apport de terrain qui, sur le côté nord du temple d'Apollon, surélève le sol de 0,50 à 0,80 m ; or, à la même période, un énorme remblai fait d'éclats de
marbre rehausse les terrains au long du côté sud du temple d'Apollon jusqu'au contact des monuments de la voie sacrée, modifiant ainsi considérablement l'économie du sanctuaire.
Source : Gallica

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