Bouillie bordelaise

Définition et enjeux

Édouard Prillieux Maladies des plantes agricoles et des arbres fruitiers et forestiers causées par des parasites végétaux… (1895-1897)

On a fait à la bouillie bordelaise le reproche d'une part, d'être difficile à répandre avec un pulvérisateur surtout quand elle est un peu épaisse : elle encombre le tube et le bec qu'il faut fréquemment déboucher, elle se dépose dans le réservoir de la plupart des instruments. En outre, le dépôt qu'elle laisse sur les feuilles n'y est pas très adhérent et peut être assez aisément lavé par les pluies. On a cherché à obtenir d'autres substances analogues à la bouillie bordelaise mais qui pussent être répandues sur les feuilles à l'état liquide.
Source : Gallica

P.-P. Dehérain Revue des Deux Mondes

La bouillie bordelaise, la première en date, est formée de sulfate de cuivre et de chaux diluées dans l’eau ; le carbonate de soude remplace la chaux dans la bouillie bourguignonne. Enfin, dans ces derniers temps, M. Michel Perret a rendu encore plus efficace la découverte qu’a faite M. Millardet, en ajoutant aux mélanges cuivriques, préconisés par l’éminent professeur de Bordeaux, de la mélasse, qui, adhérant fortement aux feuilles, empêche les pluies d’entraîner l’oxyde de cuivre.
Source : Wikisource

Georges Delacroix Les Maladies et les ennemis des caféiers… (1900)

L’application de la bouillie bordelaise n’exige pas une main-d’oeuvre très considérable, quand la maladie se présente avec une intensité moyenne; mais, dans les cas d’attaque grave, où il devient nécessaire de renouveler plus souvent les traitements, il n’est pas toujours possible de le faire dans les plantations très étendues surtout, et le résultat obtenu est insuffisant.
Source : Gallica

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