Charbon

Définition et enjeux

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant,  Au soleil (1884)

“ Une poussière de charbon voltige, pique les yeux, tache la peau, macule le linge. Les maisons sont noires, comme frottées de suie, les pavés sont noirs, les vitres poudrées de charbon. Une odeur de cheminée, de goudron, de houille flotte, contracte la gorge, oppresse la poitrine, et parfois une acre saveur de fer, de forge, de métal brûlant, d'enfer ardent, coupe la respiration, vous fait lever les yeux pour chercher l'air pur, l'air libre, l'air sain du grand ciel ; mais, on voit planer là-haut le nuage épais et sombre, et miroiter près de soi les facettes menues du charbon qui voltige. ”
Source : Gallica

Henri-Louis Duhamel Du Monceau,  Art du charbonnier, ou Manière de faire le charbon de bois… (1761)

“ LES CHARBONNIERS appellent place à charbon, fausse à charbon ou faulde, le lieu où ils asseyent leurs fourneaux ; ils nomment fourneau la pile de bois arrangée comme elle le doit être pour en faire du charbon. Quand la pile
n'est que commencée, ce n'est pas un fourneau, c'est une allumelle : Cuire le charbon, c'est brûler le bois au point où il doit l'être pour en faire du charbon : il est bon d'être instruit de la signification de ces différents termes.
”
Source : Gallica

Lucien Biart,  Grand-père Maxime : histoire d'un vieux chimiste et de deux orphelins (1887)

“ Tu connais maintenant le charbon de terre et le charbon de pierre; occupons-nous du charbon de bois. Je n'ai pas à te révéler qu'il est noir, fragile, poreux, sans saveur ni odeur. Lui non plus n'est pas du carbone pur; il contient de l'hydrogène, puis de la silice, du carbonate de potasse et un peu de fer, matières que nous retrouvons dans nos fourneaux, sous forme de cendres, après qu'il a brûlé. Une des propriétés les plus remarquables du charbon de bois est celle qu'il possède d'absorber les gaz ”
Source : Gallica

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