Péritonite puerpérale

Définition et enjeux

Portrait de Étienne Tarnier Étienne Tarnier De l'Asepsie et de l'antisepsie en obstétrique… (1894)

La péritonite généralisée est la forme la plus grave de l'infection puerpérale. Mais, au point de vue du pronostic et au point de vue de l'efficacité du traitement, il y a lieu ici de bien distinguer la forme suraiguë de la péritonite, qui débute peu de temps après l'accouchement, et dans laquelle les phénomènes généraux sont au moins aussi importants que les symptômes péritoniques, do la forme à marche aiguë mais plus ou moins lente, qui s'aggrave progressivement, et dans laquelle il semble que l'état général soit sous la dépendance directe de l'inflammation abdominale.
Source : Gallica

Alexandre Ysabeau Traité d'hygiène (1861)

L'inflammation aiguë du péritoine, quoiqu'elle puisse exister chez l'homme, est plus fréquente et plus dangereuse chez la femme, comme conséquence de la maternité ; c'est ce que les médecins nomment péritonite puerpérale, et ce qu'on désigne vulgairement sous le nom de suite de couches. Un choc accidentel sans gravité apparente, pendant les derniers jours de la grossesse, peut donner lieu à la péritonite quelques jours après l'accouchement
Source : Gallica

Édouard Auber De la fièvre puerpérale

Qu’ils avouent, reprend M. Piorry, que le repos, les cataplasmes, les soins de propreté sont utiles pour l’utérite ; que la péritonite, quand il y a dans l’organisme assez de sang, est améliorée par les saignées locales, les fomentations aqueuses et les purgatifs doux ; qu’il est indispensable de nettoyer, au moyen d’injections doucement portées, la cavité utérine du sang et de la sanie putride qu’elle contient ; que l’on ne possède guère de moyens contre le caractère septicémique et galémique de la péritonite, etc., etc.
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