Gustave Flaubert,
La tentation de saint Antoine
(1874)
“ Des escaliers qui rayonnent vers le centre , coupent , à intervalles égaux , ces grands cercles de pierre . Leurs gradins disparaissent sous un peuple assis , chevaliers , sénateurs , soldats , plébéiens , vestales et courtisanes , – en capuchons de laine , en manipules de soie , en tuniques fauves , avec des aigrettes de pierreries , des panaches de plumes , des faisceaux de licteurs ; et tout cela grouillant , criant , tumultueux et furieux l' étourdit , comme une immense cuve bouillonnante . Au milieu de l' arène , sur un autel , fume un vase d' encens . ”
