Chambre criminelle

Définition et enjeux

Albert Jugue Le commissaire du gouvernement près les tribunaux militaires en temps de paix… (1936)

Avec le principe de la légalité des délits et des peines, on comprend l'importance de la qualification qui est réglée, en dernière analyse, par la Chambre criminelle de la Cour de Cassation. C'est donc le droit pénal tout entier qui est engagé dans les questions de qualification ». On ne peut pas, croyons-nous, demander au commissaire du gouvernement de reproduire les erreurs juridiques que le général, très excusable de ne pas avoir « la connaissance complète de la législation pénale », commettra parfois.
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Portrait de Gaston Leroux Gaston Leroux Sur mon chemin

« Vive la justice ! » ce cri, quelques conseillers semblent l’écouter comme une réparation qui leur est due. Qui sont donc ceux-là qui, tournés vers nous, dans une pose qui est presque de l’orgueil, reçoivent le cri en face et s’attardent à l’entendre, ce cri, monter, descendre et repartir avec plus de force aux quatre coins de la vaste salle éblouissante de dorures et radieuse de soleil ?... Les derniers magistrats que nous vîmes ainsi disparaître, là bas, tout au fond, par les portes lointaines, appartenaient, paraît-il, à cette section de la Cour de cassation, dite : Chambre criminelle.
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Antoine-Georges Blanche Études pratiques sur le Code pénal… (1861-1872)

La chambre criminelle posa d'abord en principe « qu'en règle générale, et sauf les exceptions établies par la loi, tout délit doit être puni d'une peine, et que toute peine prononcée doit être subie ; que le renvoi sous la surveillance de la haute police étant une peine qui consiste, d'après l'art. 44 du Code, dans de certaines restrictions apportées à l'état de liberté, ne peut, dès lors, être réellement subi que par un individu en liberté. »
Source : Gallica

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