“ L’influence du temps et des lieux pesait moins sur leur esprit. Ils avaient quelque chose de neuf à guetter, et le faisaient avec un nouvel intérêt. Plus d’une heure s’était écoulée, et nos gentlemen sommeillaient, quand l’un des trois (chacun prétendit que c’était lui, car il ne dormait pas) , aperçut Riderhood à l’endroit convenu. Ils sortirent de leur cachette et se dirigèrent vers le bateau. Riderhood vint affleurer la rive, de sorte que les gentlemen qui se tenaient sur la chaussée, à l’ombre des Portefaix endormis, purent lui parler à voix basse. ”
Citations sur “Riderhood”
Charles Dickens,
L’Ami commun
(1865)
“ En effet, Riderhood avait tout le bénéfice de la nuée. Il courba la tête, et lui opposa sa casquette galeuse ; mais la grêle le fouettait si rudement qu’il amena sa barque sous le vent d’un navire, où elle fut à l’abri. Messagère courroucée du matin, la bourrasque fut suivie d’une traînée lumineuse, qui perça les nuages, et les déchira jusqu’à ce que le jour y eût fait une large trouée grise. Ils grelottaient tous les trois. La rivière, le bateau, les voiles, les cordages, la fumée matinale qui s’élevait du bord de l’eau : tout semblait grelotter. ”
M. Gustave Geffroy, Le Tour du monde
“ Il faut pour cela être à pied ou au trot d’un solide et amical cheval. Dans la voiture ancestrale, berline ou calèche, assis mi-mollement, mi à la dure, le voyageur voit défiler devant ses yeux rochers, forêts, landes, hameaux, églises, chapelles, animaux, gens. ”
Herbert George Wells,
Mercure de France
“ Des hommes à bicyclette, maigres et débraillés, s’essoufflaient sur toutes les routes, criant partout la délivrance inattendue aux gens désemparés, rôdant à l’aventure, la face décharnée et les yeux effarés. ”
Charles Hermeline, A travers l'Europe, notes de voyage… (1898)
“ Et puis, j'en demande pardon à la civilisation, mais le voyage est plus intéressant à mesure qu'il est plus primitif. On voit mieux d'une voiture que d'un chemin de fer, mieux encore d'un cheval ou d'un mulet, et mieux surtout à pied. Plus c'est incommode, et plus l'on jouit. ”
Édouard Dujardin,
Les Lauriers sont coupés
“ Le cocher arrête ; la voiture tourne ; le cheval, maintenu, se raidit ; nous partons ; le trot recommence ; également, le trot du cheval, et la trépidation dans la voiture ; encore le roulement monotone ; claque le fouet longuement ; une voiture au près de nous ; elle nous dépasse ; pourquoi allons-nous si lentement ? sur le trottoir deux très vieilles gens ; le bruit des roues ; le léger cahotement ; de nouveau, le parc Monceau, la rotonde ; dans un quart d’heure nous serons arrivés ; que va me dire Léa ? ”
Pierre de Coubertin,
Essais de psychologie sportive
“ Pour tourner — à moins que ce ne soit sur une vraie esplanade, — pour passer entre des voitures ou entre des arbres, pour se glisser le long d’un mur ou d’un trottoir, pour éviter les rails ou les ornières profondes, pour circuler au milieu d’une foule, etc., etc., décidez-vous promptement, Monsieur le cycliste, ou bien vous ramasserez une pelle qui sera souvent douloureuse et toujours ridicule. ”
Gaston Rageot,
L'homme standard
(1928)
“ Vous êtes obsédé, dit un autre, par les coureurs de route, et vous ne connaissez pas les coureurs de forêt... L'automobilisme n'a pas supprimé l'équitation ni la boxe, la chasse ; et la vénerie, à votre insu, subsiste comme la courtoisie, la fierté, le respect de l'âge et le désintéressement... ”
Marc Pessonneaux, La Pretantaine, par Marc Pessonneaux (1866)
“ Elle est naïve, animée, pittoresque, cette route : chars, chariots, charrettes, voitures de toutes formes y passent et repassent incessamment avec toutes sortes d'attitudes et d'allures ; le chariot y crie, la charrette s'y balance sous le poids de sa charge, la patache y trotte avec modestie, la poste la parcourt au galop de ses chevaux fraîchement relayés et aux claquements du fouet de son postillon, les piétons la fréquentent, et les belles amazones ne la dédaignent point. ”
Metz littéraire en 1854 (1854)
“ Les voyageurs se placent, l'un derrière l'autre, sur cette espèce de cheval de bois, en se tenant par la taille, et en serrant les genoux contre chaque côté du banc, pour ne pas se heurter contre les parois du rocher, tandis qu'un vigoureux mineur entraîne ce véhicule, aussi rapidement qu'il le peut, jusqu'à la sortie de la montagne , où vous ne laissez pas que de revoir la lumière du jour avec quelque plaisir, et passablement harassé des fatigues de votre voyage infernal. ”
Élie Berthet,
Le bon vieux temps
(1867)
“ Les mauvaises rencontres ne sont pas plus à craindre pour le piéton que pour le voyageur à cheval ou en voiture. Au contraire, si vous vous trouviez nez à nez sur le grand chemin avec un racoleur ou un cavalier de la maréchaussée, vous aurez bien plus de facilité à jouer des jambes et à gagner pays... ”
Comtesse Louis Apponyi, Revue des Deux Mondes
“ Mais aujourd’hui, nous sommes à onze lieues du chemin de fer, et il ne reste pas dans tous les environs un seul cheval de poste. Dans cette mère patrie de la civilisation, il n’y a ni chevaux ni voitures ! ”
Michel Zévaco,
Le Boute-charge
“ Mais la route, c’est l’inconnu quotidien, c’est l’imprévu de chaque gîte. Mille préoccupations tiennent le cavalier en éveil et lui font enfin comprendre tous ses devoirs. Il a alors l’inquiétude constante de son cheval. ”
Pierre-Marc-Gaston de Lévis,
Les Voyages de Kang-Hi
“ Celui qui dans sa course rapide voit du fond de son carrosse la troupe effrayée des piétons fuir ses roues menaçantes et les pieds de ses chevaux, perd l’occasion de faire une foule d’observations aussi amusantes qu’instructives ”
M. d’Henriet, Le Tour du monde
“ Si vous ne l’étiez pas, on saurait votre existence et votre séjour dans la ville. Vous n’êtes revenu que pour jouer un tour à la police et faire croire qu’elle n’est pas informée de tout ; et je vous dis, moi, que si vous vivez, vous n’êtes qu’un coureur et un vagabond. ”
Émile Goudeau,
Poèmes parisiens
(1897)
“ Les vélos ne sont jamais las. L'automobile vient de naître, Et dévore le kilomètre Avec un alerte fracas. Le chien ennemi s'amadoue Et ne poursuit plus cette roue Qu'hier il ne comprenait pas. La Société Protectrice Des Animaux, en rêve, esquisse Le cheval se croisant les bras. Sur ma fidèle Rudge aux virantes pédales, Circonvolvant en coups rapides mes sandales, Loin des bruits de la Ville et des troubles égouts, Je cours vers la Forêt et les horizons flous. ”
“ « Pendant que telle roue fait un tour, combien de tours fera la voisine et l’autre, combien de fois battra le balancier ? » Si jeunes qu’ils soient, ils s’élanceront sur cette route royale, comme de vrais hommes. ”
Herbert George Wells,
Mercure de France
“ Je me promène sur la route de Byfleet, et je croise toutes sortes de véhicules, une voiture de boucher, un landau de gens en visite, un ouvrier à bicyclette, des enfants s’en allant à l’école, et soudain, tout cela devient vague et irréel, et je crois encore fuir avec l’artilleur, à travers le silence menaçant et l’air brûlant. ”
Thomas Mayne Reid,
Le Cheval sauvage
“ J’étais expert à la course, et je n’avais peut-être pas à cette époque de rival dans cet exercice. Je pourrais vous rappeler bien des succès que je dois à la vélocité de mes jambes ; mais à quoi pouvait me servir de courir en ce moment ? Je ne faisais en somme que m’affaiblir pour la lutte désespérée à laquelle je ne pouvais me soustraire ; et la prudence me commandait de m’arrêter plus tôt d’un coup pour faire face à l’ennemi. ”
Blanche Lamontagne-Beauregard,
Au fond des bois
“ Elle conduit elle-même la voiture, et aussi adroitement qu’un homme. Le cheval est bon, mais le chemin ne l’est pas. Quel chemin ! C’est une route en ébauche seulement. Des souches, des branches tombées, des roches, des trous. ”
Louis Jacolliot,
Voyage au pays des éléphants
(1876)
“ LE VOYAGEUR. N'aie point peur, ta vue réjouit mon coeur, et je veux t'entretenir galamment en suivant le même sentier que toi. LA TANIEGARTCHIE. Je connais les motifs qui font que les hommes suivent les jeunes filles sur les routes désertes. LE VOYAGEUR. Si tu les connais, pourquoi courir ainsi comme une biche devant le chasseur ? prends garde, belle Poulôcadi, de fatiguer inutilement ton beau corps, et de pâlir ton visage. Vois, tes seins bondissent dans ta course comme deux oranges que la brise agite au bout d'une branche. ”
Gérard de Nerval,
Voyage en Orient
“ Rougis de ta blouse, postillon français !... Tu n’es plus beau ! La route est droite comme un chemin de fer ; dans la singulière contrée que nous traversons, tout est montagne ou plat pays, point de collines ni d’accidents de terrain ”
“ Pour diminuer les frictions, il ouvre la route avec des barres de fer, et, montant une voiture avec un chargement d'hommes, d'animaux et de marchandises derrière lui, il se précipite à travers la campagne, de ville en ville, comme un aigle ou une hirondelle. ”
“ Regarde ces rouliers qui passent sur la route : Serrés dans leurs manteaux et soufflant dans leur main, Ils suivent tristement l’ornière du chemin, Et font aller, d’un pas moins lent que de coutume, Leurs chevaux essoufflés dont la narine fume. ”
Charles Dickens,
Le Magasin d’antiquités
“ Quelle douce, fastueuse et commode façon de voyager, que d’être couché à l’intérieur de cette montagne mollement agitée ; que d’ouïr le tintement des grelots des chevaux, le claquement du fouet que le cocher fait retentir de temps en temps, le grondement sourd des hautes et larges roues, le frôlement des harnais, l’affectueuse : bonne nuit ! des piétons qui dépassent les chevaux, lorsque l’attelage va au petit pas ! Le vague, même des idées n’est pas sans charme sous l’épaisse toiture qui semble faite pour protéger la rêverie indolente du voyageur jusqu’au moment où il s’endort ! ”
Henri Maret,
Le Tour du monde parisien
“ Je sus depuis qu’il s’agissait d’un homme ivre que le conducteur tenait à chasser de la voiture et qui se cramponnait aux barreaux, prétendant que pour ses six sous il avait le droit de faire le tour du monde. ”
Théophile Gautier,
Œuvres de Théophile Gautier
“ Et la roue un instant s’allume ; Je veux voir des sites nouveaux : Postillons, pressez vos chevaux. La côte raide est descendue. Recouverte de sable fin, La route, à chaque instant perdue, S’étend comme un ruban sans fin. ”
Ernest Pinard,
Madame Bovary : moeurs de province…
(1879)
“ Les conviés arrivèrent de bonne heure dans des voitures, carrioles à un cheval, chars à bancs à deux roues, vieux cabriolets sans capote, tapissières à rideaux de cuir, et les jeunes gens des villages les plus voisins dans des charrettes où ils se tenaient debout, en rang, les mains appuyées sur les ridelles pour ne pas tomber, allant au trot et secoués dur. ”
Émile Renard, Les étudians à Paris : scènes contemporaines… (1841)
“ Visites inutiles, emplettes ruineuses, promenades désœuvrées à pied, à cheval, en voiture; entraînement de tous les genres, paresse même, tout est sacrifié à ce devoir de convention, si essentiel à ses yeux. Elle en devient plus diligente et plus matinale. ”
Adolphe Belot,
Les Mystères mondains, par Adolphe Belot
(1875)
“ Les jeunes gens escortaient à cheval la voiture, et l'imagination surexcitée par la beauté du paysage, par toutes les senteurs de la prairie, ils se rapprochaient l'un de l'autre et se jetaient de longs regards humides. ”
Donatien Levesque,
En déplacement : chasses à courre en France et en Angleterre
(1887)
“ Ils rêvent d'un monde meilleur où l'on pourrait se tenir à portée de les voir et de les entendre par un moyen de transport quelconque, ballon, vélocipède, locomotive, tout et n'importe quoi, pourvu que ça ne soit pas un cheval. ”
M. Gustave Geffroy, Le Tour du monde
“ Les touristes qui arrivent au trot nerveux des chevaux maigres passent, pour la plupart, à travers ces splendeurs, avec les seules préoccupations de la longueur de la route et de l’heure de l’arrivée. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Il réussit également à nous faire avancer. Il lança son cheval dans un intervalle et il arrêta la voiture qui suivait, jusqu’à ce que nos équipages à quatre et à six chevaux se fussent logés dans la file. Alors je pus respirer de nouveau le grand air dans ma légère calèche. Nous allions d’un pas d’enterrement, mais enfin nous allions. Le jour parut, nous nous trouvâmes devant la ville dans la plus grande confusion du monde. Toutes les espèces de voitures, de rares cavaliers, d’innombrables piétons, se croisaient dans la grande place devant la porte. ”
Paul Jousset, Un tour de Méditerranée, de Venise à Tunis… (1893)
“ Je conseille aux gens pressés de prendre un autre chemin; mais, pour les amateurs de pittoresque, c'est l'idéal. Voici un équipage : dans pareille rue, est-ce possible? Un saïs, coureur au costume éclatant, au jarret infatigable, galope devant les chevaux et crie d'un ton impératif pour qu'on livre passage. Chacun s'écarte avec le calme dont on ne se départit jamais en cet heureux pays, et l'équipage passe sans encombre. ”
Julien Decrais, Revue des Deux Mondes
“ La foule ne l’abandonne pas encore; par des chemins de traverse, elle court à sa rencontre, se répand sur les routes, empêche la circulation, et, toujours menaçante, oblige les chevaux à marcher au pas jusqu’à la nuit. ”
Pierre de Coubertin,
L’Éducation des adolescents au XXe siècle
“ Un marcheur s’entraîne régulièrement sur des distances de plus en plus grandes et arrive ainsi à pouvoir fournir une course d’une longueur surprenante le jour où il la fournit, fait-il un raid ? Non. Un cycliste fréquente assidûment un vélodrome et parvient à abaisser le record du kilomètre. Est-ce là un raid ? ”
Saint-Germain-Leduc, Le nouvel ami des enfants : dédié au prince royal… (1847)
“ Ce n'est pas comme un homme en voiture ou un homme à cheval; ceux-ci ne peuvent pas passer partout. a Je pris plaisir à regarder à mon aise quelques jolies petites maisons de campagne qui dépendent du village du Pointdu-Jour. Un voyageur à pied regarde tout ce qui lui plaît et aussi longtemps qu'il veut. Le voyageur en voiture est emporté par la voiture ; le voyageur à cheval a peur que son cheval ne s'impatiente. ”
Pierre-Jean de Béranger,
Le grand Marcheur
“ Air : Mirliton, mirlitaine. Je suis un marcheur agile ; J’ai le pied bon, le corps sain. À la campagne, à la ville, Jour et nuit je vais grand train. Leste et gai, j’enfile, j’enfile, j’enfile, J’enfile droit mon chemin. ”
Joséphine Colomb, Petites nouvelles, par Madame Colomb… (1931)
“ Les chevaux font grand bruit avec leurs pieds sur les cailloux de la route ; les femmes crient, les hommes apostrophent le conducteur et le postillon, qui jurent après la voiture, la route et les chevaux, comme si cela servait à quelque chose. ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ Dans beaucoup d’endroits, j’ai vu avec douleur les charrettes et les voitures quittant la grande route et traversant, dans des espaces de cent à deux cents mètres, les terres labourées, où chacun se fraye un chemin... Les routiers ne font quelquefois que trois ou quatre lieues entre deux soleils. ”
Hugues Rebell,
La câlineuse : roman
(1900)
“ Ce jour-là les promeneurs pullulaient; à tout moment ils surgissaient comme des apparitions : les automobiles secouant le sol de leur trépidation, tibubant comme des monstres ivres, ou remplissant la route de leur bourdonnement de sphinx ; des chevaux au galop, des bicyclettes lancées à toute vitesse nous couvrant, nous enveloppant de poussière. ”
René Bazin,
Nord-Sud: Amérique; Angleterre…
“ Notre chauffeur n'hésite pas; il donne un coup de volant à droite, fait sauter l'automobile sur la banquette d'herbe, coule dans un caniveau, remonte, salue le cheval résigné qui hale la maison, puis il reprend la route et file à bonne allure. ”
Arthur Bouchard, Les chasseurs de noix
“ C’est justement cela ! C’est un coureur de bois ! Mais, coureur de bois tant que tu voudras, il faut qu’il soit fou pour risquer sa peau sur le fleuve par un temps pareil, et dans un canot d’écorce, encore ! ”
Alphonse Karr,
Le Chemin le plus court, par Alphonse Karr
(1860)
“ Alors commence une course assez effrayante : trois voitures, attelées de six à huit chevaux chacune, partent au grand galop des chevaux, par des chemins raboteux, pierreux, souvent étroits; montée, descente, rien ne les arrête, rien ne les ralentit ; les fers des chevaux, le bruit des roues, celui des fouets, les cris des charretiers, les annoncent de loin aux piétons et aux voituriers, qui s'empressent de se ranger pour ne pas être renversés. ”
Jean Giraudoux,
Lectures pour une ombre
(1917)
“ Nous aurons le sentiment de nous être acharnés sur la frontière même, la piétinant, comme s’il suffisait de l’effacer, et de l’avoir remplacée par la ligne bossue de notre itinéraire, pauvre charnière toute neuve. ”
Jean Coste, Mes quatre premières années de montagne (1927)
“ Or dans une caravane il suffit qu'il y en ait un qui n'ait pas la ferme volonté d'aboutir pour qu'on n' aboutisse pas. De fait notre course se passa en hésitations puériles, en échanges de vues interminables, en discussions stériles, en marches et contre-marches décourageantes. ”
Alexandre Dumas,
Œuvres d’Alexandre Dumas
“ Sans qu’un éclair de joie un seul instant y brille, User à le rider son front de jeune fille ; Sentir une couronne en or, en diamant, Prendre place à ce front d’une bouche d’amant ; Marcher sur du velours, mais partout où nous sommes, Sentir que nous marchons sur la tête des hommes ; Voir tous ceux sur lesquels nos pieds ne pèsent pas, Qui relèvent le front, et qui grondent tout bas ; Deviner, quand de près notre œil les examine, Sous chaque habit croisé, couvrant chaque poitrine, Une main qui se cache en cachant un poignard... ”
