Jean-Henri Fabre,
Les Ravageurs
(1870)
“ Il lui faut de la chair, de la chair fraîche, qui frémit sous les crocs des mandibules. Quand vous voyez le carabe courir dans le jardin, ou s’embusquer derrière une motte, il cherche pâture, il guette une proie, une limace peut-être, un hanneton étourdi. Laissez-le tranquille, il travaille pour nous. Au coucher du soleil, il quitte ses retraites pour faire la ronde et fureter dans tous les recoins. Il inspecte les cultures, et gare alors aux maraudeurs qui lui tomberont sous les crocs. Nous l’appelons la jardinière, parce qu’il est très utile dans les jardins en détruisant la vermine. ”
